My first contact with pain in a healthcare setting was during my second year of medical school: a 7-year-old boy with acute chest syndrome from sickle cell disease. He eventually passed away.
The second time was during my first community internship in a rural setting during my fourth year. A 9-month-old infant had an abscess near his left ear; I could feel his pain through his cries and sweat. This gave me the strength to hold the blade and drain the pus. He felt much better a few hours later.
In emergency departments, I have witnessed many levels of pain due to both traumatic injuries and non-traumatic conditions. These acute pain situations are among the primary symptoms seen in hospitals, and several means exist to manage them.
Now, imagine having to live with a painful condition for weeks, months, or even years. It is profoundly uncomfortable and leads to negative personal, social, and eventually professional experiences.
During my seventh year, I spent more time in rural areas for health missions, and there was one thing we always ensured we could treat: chronic low back pain. At the time, I believed that medication, physiotherapy, or surgery were the only options. We all know at least one person suffering from a chronic pain condition, whether it is sciatic nerve impairment, other causes of low back pain, migraines, or arthrosis. I certainly do.
In my setting, we focus heavily on acute pain management in perioperative or emergency care, but we often forget our role as anesthesiologists in broader pain intervention. As I have often heard, medical professionals have an obligation to seek every means to heal patients; I believe this must be part of our professional growth and the improvement of healthcare.
For several reasons, I started researching an « invisible » part of an anesthesiologist’s duty: chronic pain treatment. Over the last few months, I have been reading extensively on the subject, and it saddens me that we don’t offer enough opportunities for people in Cameroon living with chronic pain to change their perspectives.
A wide range of therapeutic options exists; chronic pain is a sub-specialty of anesthesiology, and it has become en enthousiastic experience. Chronic pain is not just a physical sensation; its impact causes profound distress for patients and their loved ones. Anesthesiologists should join forces with surgeons, physiotherapists, psychologists, and nurses for this cause. I am already in.
I hope to raise more awareness about this and succeed in providing better therapeutic options to patients in Cameroon and across Sub-Saharan Africa.
La version en français suit…
L’algologie au Cameroun : Briser l’invisibilité de la douleur chronique dans le domaine de l’anesthésie
Mon premier contact avec la douleur en milieu hospitalier c’était lors de ma deuxième année de médecine : un garçon de 7 ans souffrant d’un syndrome thoracique aigu dû à la drépanocytose.
La deuxième fois, c’était lors de mon premier stage communautaire en zone rurale, en quatrième année. Un nourrisson de 9 mois avait un abcès près de l’oreille gauche; je pouvais ressentir sa douleur à travers ses cris et sa sueur. Cela m’a donné la force de tenir la lame et de drainer le pus. Il s’est senti beaucoup mieux quelques heures plus tard.
Aux urgences, j’ai été témoin de nombreux niveaux de douleur, qu’ils soient dus à des traumatismes ou à des pathologies non traumatiques. Ces situations de douleur aiguë font partie des principaux motifs de consultation à l’hôpital, et plusieurs moyens existent pour les soulager.
Imaginez maintenant devoir vivre avec une douleur pendant des semaines, des mois ou des années. C’est profondément inconfortable et cela engendre des expériences négatives sur les plans personnel, social et, à terme, professionnel.
Au cours de ma septième année, j’ai passé plus de temps en zone rurale pour des missions de santé, et il y avait une chose que nous nous assurions toujours de pouvoir traiter : la lombalgie chronique. À l’époque, je pensais que les médicaments, la kinésithérapie ou la chirurgie étaient les seules options.
Nous connaissons tous au moins une personne souffrant d’une douleur chronique peut importe l’environnement: atteinte du nerf sciatique, lombalgies diverses, migraines, arthrose, etc. C’est mon cas.
Dans notre contexte, nous nous concentrons énormément sur la gestion de la douleur aiguë en soins péri-opératoires ou d’urgence, mais nous oublions souvent notre rôle d’anesthésiste dans une intervention plus large contre la douleur. Comme j’ai coutume de l’entendre, le professionnel de santé a l’obligation de moyens pour guérir ses patients, et je pense que cela fait partie entière du développement professionnelle et de l’amélioration des soins.
Ces derniers mois, m’a documentation à ce sujet me mène à une conclusion, nous n’offrons pas assez de chances aux personnes vivant avec une douleur chronique au Cameroun de changer de perspective.
Pourtant, un large éventail d’options thérapeutiques existe ; l’algologie est une sous-spécialité dont doit tenir compte les professionnels de l’anesthésie. La douleur chronique n’est pas seulement une sensation physique ; son impact cause une détresse profonde pour les patients et leurs proches. Les anesthésistes doivent s’unir aux chirurgiens, kinésithérapeutes, psychologues et infirmiers pour cette cause.
J’espère sensibiliser davantage à ce sujet et réussir à trouver les moyens de fournir des options thérapeutiques aux patients au Cameroun et en Afrique subsaharienne.