FÉVRIER 2026

Ce fut un mois noir,
Un mois rugueux,
Un mois qui suscite le questionnement sur l’ordre mondial des choses, l’éthique et la morale, le sens à donner à la vie et à la planète.

Au Cameroun, l’actualité a été marquée par des crimes : féminicide, infanticide, violence conjugale, dépravation des mœurs, décès maternel.
À cela s’ajoute le partage incontrôlé d’images d’une violence digne de films d’horreur, des scènes et paroles qui heurtent profondément.

Au-delà de la tristesse que suscitent tous ces drames, peut-être devrions-nous nous pencher sur une question déjà posée maintes fois :
Que faire à une époque où il n’y a aucune retenue, où la libéralisation de la communication devient un amplificateur de violence ?
Où l’on a davantage le réflexe de sortir un téléphone pour capturer une scène plutôt que de venir en aide à une personne en détresse ?

Comment revenir aux réflexes de compassion, de préservation de la dignité et de protection de nos semblables ?

Je m’interroge sur le silence des dirigeants du système de communication, sur la responsabilité des dirigeants du système juridique, sur le rôle des garants de nos mœurs, notamment les religieux.

Comme dit souvent un de mes mentors : « Nous sommes venus trop tard dans un monde trop vieux. »
C’est probablement vrai.
Mais ce serait trop facile de s’en contenter, car au fil du temps, ce qui devient régulier finit par paraître normal.

Normaliser des crimes, ne pas les censurer, ne pas encadrer puis appliquer les représailles juridiques, c’est en réalité les rendre légitimes.
Les indignations temporaires ne suffiront pas à changer cet état de choses.
Ne pas reconnaître l’urgence d’appliquer les punitions et de soutenir les victimes et survivants est tout aussi cruel.

Reconnaître l’urgence, appliquer les punitions, soutenir les survivants : c’est ainsi que nous pouvons inverser ce cycle de violence.

Retour en haut